Pompe à chaleur
Pompe à chaleur à Colombes : les défauts de montage qui coûtent cher
Une pompe à chaleur passe l’essentiel de son temps à travailler dans des conditions où la marge est étroite. Là où une climatisation utilisée quelques semaines par an supporte une pose approximative pendant des années, une pompe à chaleur la révèle dès le premier hiver : cycles courts, dégivrages qui s’enchaînent, flaque gelée sous le module, circuit d’eau qui glougloute, consigne jamais atteinte dans la pièce du fond. La machine est rarement en cause. Le montage, souvent.
Notre équipe intervient depuis le 54 Rue du Bournard, à Colombes, et dans les communes situées dans un rayon d’une dizaine de kilomètres : Bois-Colombes, Courbevoie, Puteaux, Suresnes, Neuilly-sur-Seine, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Villeneuve-la-Garenne. Nous détaillons ici les points de montage qui décident du comportement d’une pompe à chaleur, et la façon dont nous les traitons. L’étude sur place et la proposition écrite sont gratuites et sans engagement.
Ce qui se joue au montage, selon la famille de machine
Une même appellation recouvre deux appareils qui n’exercent pas le même métier. Le premier traite de l’air et le distribue par des unités posées dans les pièces ; le second monte en température un circuit d’eau qui alimente ensuite le réseau déjà en place. Les points à surveiller pendant le chantier diffèrent, et les confondre revient à contrôler la mauvaise chose :
- sur une machine à air, tout tient au circuit frigorifique : vide tiré, étanchéité vérifiée, liaisons courtes et isolées ;
- sur une machine à eau, un circuit mal rincé ou mal purgé fait plus de dégâts qu’un choix de matériel discutable ;
- dans les deux cas, le module extérieur réclame une assise stable, des dégagements et un devenir pour l’eau de dégivrage ;
- seule la machine à eau peut, selon les configurations, prendre en charge un ballon d’eau chaude sanitaire ; l’autre, jamais.
Le module extérieur en hiver : le dégivrage produit de l’eau
En saison de chauffe, l’échangeur extérieur se couvre de givre et la machine lance périodiquement une séquence pour le faire fondre. Cette eau descend dans le bac puis sort par le bas de l’appareil. Un module déposé directement sur une dalle laisse cette eau s’accumuler sous lui : elle regèle, soulève progressivement l’appareil, bloque parfois l’hélice basse et transforme le pied du module en plaque de glace. Nous surélevons donc systématiquement, sur plots ou sur châssis, et nous vérifions que le bac s’écoule là où nous l’avons décidé, pas au hasard de la pente du sol.
Le second point tient au dégagement. Un module logé dans un coffre décoratif fermé, glissé entre deux murs ou plaqué sous un appui de fenêtre réaspire son propre air froid. Il givre plus vite, dégivre plus souvent, et chaque dégivrage est un moment où il ne chauffe pas. Le fabricant indique les espaces libres à respecter de chaque côté et au-dessus ; ils ne sont pas indicatifs. Quand l’emplacement idéal n’existe pas, nous le disons et nous cherchons le moins mauvais avec vous, plutôt que d’installer à un endroit dont nous savons d’avance qu’il posera problème dès décembre.
Sur un bibloc, le circuit frigorifique se traite comme un circuit neuf
Dans une configuration bibloc, deux modules — l’un dehors, l’autre dedans — communiquent par une paire de tubes de cuivre. Ces tubes se coupent proprement, s’ébavurent, se cintrent à l’outil et se raccordent par des dudgeons réalisés au bon diamètre puis serrés au couple. Chacune de ces étapes se saute facilement : un tube coupé à la pince laisse des copeaux dans le circuit, un dudgeon écrasé ou fendu tient quelques mois puis fuit lentement. Une fuite née de cette façon ne se manifeste pas par un arrêt franc, mais par une machine qui chauffe de moins en moins bien, saison après saison.
Vient ensuite le tirage au vide, puis la vérification que le circuit tient sous vide avant l’ouverture des vannes. Si la longueur de liaison dépasse la valeur de base prévue par le fabricant, un complément de charge doit être ajouté et sa quantité notée : un circuit laissé en sous-charge fonctionne, mais fatigue le compresseur et rend moins. Nous relevons donc la longueur réellement posée plutôt que celle prévue sur le plan, parce que le parcours final est presque toujours un peu plus long que ce qu’on avait imaginé.
Sur un circuit d’eau, l’air est l’adversaire principal
Une installation à eau remplie trop vite garde des poches d’air. Elles se logent aux points hauts, font du bruit, empêchent l’eau de circuler dans certaines branches et laissent une pièce froide alors que le reste du logement chauffe. Le remplissage se fait donc lentement, purgeurs ouverts, puis la purge se reprend après quelques heures de fonctionnement et à nouveau quelques jours plus tard, car l’air dissous ne remonte pas d’un coup. C’est une opération sans difficulté technique, mais elle demande de revenir — ce qui explique qu’elle soit souvent laissée de côté.
Deux autres détails se jouent au montage. Le filtre placé sur le retour doit être posé dans le sens indiqué sur son corps, faute de quoi il ne retient rien ; nous le rinçons d’ailleurs après les premières semaines de fonctionnement, période où il récupère le plus. Et les liaisons hydrauliques qui traversent un garage, un vide sanitaire ou un extérieur doivent être isolées sur toute leur longueur : un tronçon nu perd de la chaleur en continu, et il gèle lorsque l’installation est à l’arrêt. Là encore, le défaut ne se voit pas à la réception du chantier.
Ce qui se règle, se mesure et se note à la mise en service
Une pompe à chaleur livrée avec ses réglages d’usine n’est pas réglée. Selon les modèles, il faut ajuster la loi de chauffe, les consignes, les temporisations, le débit d’eau ou les vitesses de ventilation. Laisser ces valeurs par défaut donne une machine qui démarre et s’arrête sans cesse, ou qui tourne inutilement haut. Nous appliquons les réglages devant vous, nous relevons les valeurs de fonctionnement obtenues et nous les consignons par écrit, afin que quiconque interviendra ensuite sache d’où l’on part.
Nous recopions aussi ce que porte l’étiquette de la machine : modèle, puissance, fluide employé, kilos présents dans le circuit. Ces quatre lignes décident du calendrier des années suivantes. Dès qu’une pompe à chaleur se situe dans la fourchette des 4 à 70 kW, un entretien est attendu au minimum une fois tous les deux ans, et au-delà de certains seuils de charge un contrôle d’étanchéité vient s’y ajouter. Vous quittez donc la fin du chantier en sachant ce qui vous attend, au lieu de le découvrir bien plus tard.
Pompe à chaleur : ce que l’on nous demande souvent
Peut-on poser le module extérieur directement sur une dalle ?
Nous l’évitons. En hiver, l’eau issue du dégivrage s’accumule sous l’appareil, regèle et finit par le soulever ou bloquer l’hélice basse. Des plots ou un châssis coûtent peu, surélèvent la machine et laissent l’eau partir là où nous avons prévu qu’elle parte.
Pourquoi revenir purger un circuit d’eau déjà rempli ?
Parce que l’air dissous dans l’eau ne remonte pas d’un seul coup. Une première purge au remplissage, une deuxième après quelques heures de fonctionnement et une troisième quelques jours plus tard évitent les bruits de circulation et les branches qui restent froides. C’est la partie du chantier que l’on oublie le plus facilement.
Une pompe à chaleur ouvre-t-elle droit à des aides ?
Cela dépend de la famille de machine. Les dispositifs publics — MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie, la TVA réduite — visent, sous conditions, le chauffage par pompe à chaleur air/eau ; l’air/air en reste généralement écarté. Comme ces critères bougent d’une année sur l’autre, le réflexe fiable consiste à contrôler votre cas sur france-renov.gouv.fr avant d’arrêter quoi que ce soit.
Reprenez-vous une pompe à chaleur posée par quelqu’un d’autre ?
Oui. Nous commençons par constater le montage : assise du module, dégagements, état de l’isolation des liaisons, écoulement du bac, purge du circuit. Beaucoup de comportements jugés décevants viennent de là et se corrigent sans toucher à la machine.
Pompe à chaleur : communes desservies — Hauts-de-Seine (92)
- Asnières-sur-Seine
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